Après un Game 1 raté et une performance extrêmement limité de la part de LeBron James, une réaction était attendue, celle-ci a bien eu lieu mais malheureusement, elle a été de courte durée. Malgré une performance monstrueuse de la part du quadruple MVP qui termine en triple-double (42 points, 10 rebonds, 12 passes), Cleveland n’a pas réussi à s’imposer et se voit mener 2-0 dans cette série face aux Celtics. 

Un quart-temps de rêve pour LeBron James 

Brad Stevens avait prévenu tout le monde en conférence de presse sur le fait qu’il ne fallait surtout pas s’attendre à voir un LeBron James limité comme au premier match et le technicien ne s’était pas trompé. Le plan de jeu est bien simple dans ce premier quart-temps, donner la balle au King et le reste ne sera que futilité. Avec 21 points lors de cette période, James est tout simplement sur une autre planète. Tirs à 3 points, tirs à mi-distance, lay-up, tout y passe sans que les Celtics ou bien Marcus Morris puissent faire quelque chose. Malgré ça, Jaylen Brown répond présent dans la tourmente ce qui permet à l’équipe de ne pas se noyer et de n’être mené que de 4 points à la fin de l’acte (27-23).

Avec 7 points de la part de Kyle Korver en l’espace de deux minutes, Cleveland est dans une bonne dynamique et semble retrouver ses marques. Le collectif des Celtics est un peu troublé mais Jayson Tatum trouve l’énergie nécessaire pour éviter que l’écart ne monte trop rapidement. Plus téméraire, Kevin Love a un bien meilleur impact que lors de la première rencontre, ce qui change évidemment pas mal de choses. Agressif, l’intérieur n’hésite pas à aller attaquer le cercle pour provoquer des fautes et se donner du rythme. Alors que les Celtics sont menés de 10 points, sur une action involontaire, Jayson Tatum va malencontreusement donner un coup d’épaule sur le visage de LeBron James ce qui va l’obliger à rejoindre immédiatement les vestiaires. De retour quelques minutes plus tard, le King semble de nouveau sur pieds et Cleveland mène toujours à la pause (55-48).

Cleveland craque, les Celtics déroulent

Véritable pitbull ambulant sur un terrain, Marcus Smart est l’une des clés de la réussite des Celtics sur ces playoffs. Offrant une énergie débordante qu’importe le score, le meneur n’abandonne jamais et permet toujours à son équipe de se sortir des mauvaises situations. Et sur cette dynamique, tour à tour, les hommes de Brad Stevens vont contribuer à réduire l’écart et même si LeBron continue d’être surnaturel il ne peut malheureusement pas tout faire pour empêcher un retour certain de ses adversaires. Cleveland retombe dans ses travers et Boston en profite pour égaliser et même mener à 4 minutes de la fin du troisième quart-temps. Terry Rozier est intenable pendant cette période et la connexion Marcus Smart – Aron Baynes fait des étincelles. La défense des Cavaliers est en train de craquer et la troupe de Jaylen Brown mène de 7 points (84-77).

Les Celtics prennent un départ canon, le TD Garden s’embrase au fil des actions et l’air est de moins en moins respirable pour les hommes de Tyronn Lue. L’ambiance est brûlante à l’image de cette brouille entre Marcus Smart et JR Smith juste après avoir bousculé Al Horford de manière dangereuse sur une tentative de alley-oop. Même si LeBron James affiche le meilleur de lui-même pour tenter de revenir, de l’autre côté, Al Horford fait la différence dans le money-time pour assurer la victoire côté Boston.

Bien trop seul, LeBron James ne peut pas tout faire tout seul et devra impérativement compter sur l’aide de ses coéquipiers si ces derniers ne veulent pas partir la queue entre les jambes sur cette série.

La question : Cleveland peut-il renverser la situation ?

Jordan Zabatta

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1 commentaire

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  • Il faut que les étoiles soient alignées pour que les Cavs remportent cette série : LeBron prend les choses en main mais il est seul, même si un jour il fait un triple double à 60/80 points on aura quand même des incertitudes sur la possibilité de gagner des Cavs à cause de l’implication des autres
    Les autres joueurs courent à peine et n’offre pas de solutions défensive ou offensive

    Boston se repose sur des certitudes collectives et implique tous les joueurs du banc et du 5 majeur, on ne compte plus le nombre de tirs ouverts pour Rozier/Tatum/Brown après un mauvais switch ou un écran