Avec un jeu axé principalement sur de l’isolation dans le Game 1, les Rockets ont su faire les ajustements nécessaires afin de ne pas se laisser emporter par la tornade. Victorieux en donnant une fessée aux Warriors (127-105), Houston a retrouvé un vrai collectif pendant que Golden State était encore en train de chercher du rythme tout au long de la rencontre. Eric, Gordon (27 points), PJ Tucker (22 points) et Trevor Ariza (19 points) ont été cruciaux dans la victoire. 

L’attaque des Rockets est de retour 

Pour piquer à vif les Warriors, il était nécessaire de laisser tomber le jeu en isolation pour ne pas retomber dans le piège. Dès le début de la rencontre, on voit très clairement que les hommes de Mike D’Antoni ont décidé de changer leur fusil d’épaule pour proposer un jeu beaucoup plus léché. Tout le monde met la main à la pâte à l’image de Trevor Ariza et Eric Gordon qui n’hésitent pas à attaquer le cercle ou à sanctionner de loin. L’attaque des Warriors met du temps à se mettre en rythme et c’est par le biais de Kevin Durant que l’équipe arrive à rester au contact. Houston met un coup d’accélérateur pour passer un 8-0 et c’est sûr un 2+1 de Stephen Curry que Golden State arrive tout de même à ne pas se laisser submerger à la fin du premier quart-temps (26-21).

PJ Tucker se montre sous l’un de ses meilleurs visages. Réputé pour donner le ton en défense, le joueur prouve aussi qu’il est capable d’avoir de l’impact en attaque. Très efficace, avec une très bonne sélection de tirs, l’ailier trouve toujours la bonne solution pour faire mouche. L’attaque des Warriors se repose principalement sur les qualités de Kevin Durant, l’ancienne vedette du Thunder est indéfendable et les Rockets n’ont toujours pas les moyens pour l’arrêter. Mais malgré ça, les hommes de Steve Kerr sont mous autant en attaque qu’en défense, à l’image d’un Stephen Curry qui a du mal à trouver la mire et qui se fait dominer par son adversaire direct. Houston est en pleine possession de cette rencontre et à la pause, le score est sans appel : 64-50.

Golden State est à l’Ouest

Le retour des vestiaires fait du bien aux hommes de Steve Kerr. Avec 10 points en l’espace de 5 minutes, Kevin Durant permet aux Warriors de ne pas créer un écart supplémentaire. La défense retrouve elle aussi un peu de couleurs mais ce n’est pas suffisant pour arrêter l’hémorragie. Les Texans sont dans un excellent soir et personne ne semble en mesure de les arrêter. Alors que Clint Capela demandait un peu moins de jeu en isolation après le Game 1 et qu’Eric Gordon souhaitait avoir plus le ballon en main, le voeu des deux joueurs a été exaucé. Gordon fait un véritable massacre que ça soit derrière la ligne à trois points ou près du cercle, bien épaulé par un Chris Paul en verve dans ce quart-temps. En face, Golden State est muselé à l’instar d’un Klay Thompson complètement éteint et doit faire avec un retard de 16 points à la fin du troisième acte (96-79).

Stephen Curry décide de se réveiller en inscrivant son premier 3 points de la rencontre (1/7 à ce moment du match). Les Warriors reviennent à -11 à 8 minutes de la fin du temps réglementaire. Un espoir est en train de s’installer, mais un c’est un espoir de courte durée : les Rockets ne veulent pas faire les mêmes erreurs que lors du premier match. La troupe de James Harden veut faire la différence et place un 11-0 mortel qui assommera littéralement les hommes de la baie. Golden State ne s’en remettra pas et repart donc avec une grosse défaite dans la poche.

La question : Les Rockets vont-ils trouver un moyen de s’imposer à l’Oracle Arena ?

Jordan Zabatta

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