C’était pourtant parti de la meilleure des façon pour les Rockets, avec 15 points d’avance en première mi-temps, les Texans étaient sur un nuage avant de chuter en deuxième période à cause d’une maladresse à 3 points qui est très vite devenue chronique. Stephen Curry (27 points, 9 rebonds, 10 passes, 4 interceptions) et Kevin Durant (34 points, 5 rebonds, 5 passes, 3 contres) ont pris les rênes de l’équipe au meilleure des moments pour envoyer une nouvelle fois Golden State en finale (101-92). 

De l’envie et du coeur à Houston

Malgré quelques pertes de balle, les Warriors commencent forts et semblent en rythme. En face, les Rockets ont un peu de mal mais la machine va littéralement être lancée après un 3+1 de James Harden sur une faute de Klay Thompson. L’arrière a la main chaude et dissèque la défense de ses adversaires avec plusieurs pénétrations. Même si les Warriors restent au contact, l’envie est apparemment restée aux vestiaires et les Californiens terminent avec seulement 19 points inscrits à la fin du premier quart-temps (24-19).

La franchise texane n’a aucunement l’intention de laisser respirer les Warriors à l’image d’un Eric Gordon très agressif près du cercle. Le Toyota Center est plus fort que jamais et les hommes de Steve Kerr montrent des signes de fragilité qui ne rassurent personne. Stephen Curry est maladroit, Kevin Durant prend des mauvaises décisions et la troupe de la baie se fait dominer au rebond, créant un écart qui ira jusqu’à 15 points sur une interception de James Harden. Clint Capela fait un chantier dans la raquette et le momentum est évidemment pour les locaux. Klay Thompson va essayer de stopper l’hémorragie avec un Kevin Durant qui retrouve quelques couleurs mais à la pause, l’écart reste toujours sérieux avec 11 points de retard (54-43).

Stephen Curry et Kevin Durant à l’oeuvre 

Fébrile en défense et au rebond, fébrile en attaque avec des pertes de balle inutiles, la première période de Golden State était à oublier et il était impératif de tirer la sonnette d’alarme au retour des vestiaires. Le troisième quart-temps est généralement synonyme de réveil pour la franchise et comme d’habitude ils n’ont pas dérogé à la règle. Avec 33 points inscrits, les Warriors vont montrer un tout autre visage.

Mais le plus frappant sera la maladresse dont fait preuve Houston sur la ligne à 3 points. Pourtant réglé et ajusté lors deux premiers quart-temps, les hommes de Mike D’Antoni vont déjouer avec un très vilain 0/14 derrière l’arc. Et on le sait, il ne suffit que d’un panier pour que Stephen Curry prenne feu à n’importe quel endroit. Si les Rockets n’en mettent pas un dedans, le meneur lui va se charger de les mettre pour eux et enchaîne avec une aisance déconcertante. Malgré un réveil au dernier moment, les texans ont pris une sacré douche froide et il faut maintenant tout refaire à la fin du troisième acte (76-69).

Klay Thompson et Stephen Curry continuent de faire mouche pendant que la maladresse à 3 points est toujours présente du côte de Houston. James Harden décide de prendre ses responsabilités en attaque mais aussi en défense avec un contre autoritaire sur Draymond Green. Un espoir commence commence alors à renaître, mais malheureusement il sera de très courte durée. En face, Kevin Durant va s’occuper d’assommer ses adversaire à coup de tirs mi-distance et d’agressivité sous les filets. La barre des 100 points ne sera même pas atteinte et il est maintenant trop tard pour les Rockets qui doivent s’incliner et se mordre les doigts d’avoir raté autant de tirs à 3 points…

Jordan Zabatta

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