La Air Jordan 10 est souvent injustement en Europe délaissée par les fans de la marque au Jumpman. Elle est pourtant passionnante à plus d’un titre : sortie en 1995, elle reprend tout d’abord sous la semelle les accomplissements de MJ avant sa retraite de 1993. Elle est ensuite celle que portera Jordan lors de son retour aux affaires le 18 mars 1995 contre Indiana, et avec laquelle il claquera 55 pions sur toute la ville de New York quelques jours plus tard.

Mais elle est surtout historiquement la toute première de la lignée à avoir fait l’objet d’un très officiel « city pack » (à l’époque et en l’absence du maitre, les ventes avaient besoin d’être boostées). Sacramento, Orlando, Seattle, Chicago et NYC furent les villes choisies pour définir les codes couleurs.

Ce pack reste une légende urbaine pour beaucoup, et rares sont les rééditions. Alors quand nous avons appris le coloris Orlando était programmé pour la fin de l’année, forcément nous avons bondi. Pour la petite histoire, le joueur du Magic d’Orlando Nick Anderson portait ce modèle le jour où il vola un ballon crucial durant les playoffs 1995 entre les mains d’un certain … Michael Jordan ! Cette action qui entrainera l’élimination des Bulls hantera MJ, qui bossera comme un damné tout l’été (en plein tournage de Spacejam) pour revenir encore plus fort et mener la seconde partie de carrière que l’on connait. L’image d’un joueur en Jordan poignardant le GOAT dans le dos fera le tour du monde à une époque où peu de joueurs (hormis Scottie Pippen dans de rares occasions) jouaient en Jordan.

Et si vous jetez un oeil attentif sur les images que nous vous proposons, vous verrez que le numéro 23 porte le sample de ce qui sera quelques mois plus tard confirmé comme la future Jordan 11 Concord.

Revoici donc la 10, créée par Tinker Hatfield, avec son upper mélangeant cuir blanc sur l’upper, et noir sur la languette et le système de laçage (très performant grâce à présence d’élastiques pour un meilleur maintien). La misole est noire et l’outsole également, avec des touches de bleu (le bleu que l’on retrouve sur le maillot d’Orlando en 1995) sous la semelle et le col. Le Jumpman est présent en noir sur le talon.

Annoncée pour le 1er décembre prochain, voici une paire qui se doit de figurer dans la collection de tout fan du GOAT.

 

 

 

 

 

Pierre Samama

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